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	<title>C.L.F.</title>
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	<description>Site de la Coordination Lesbienne en France</description>
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		<title>Vivre et mouRir(e) dans la gouinit&#233;</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Vivre et mouRir(e) dans la gouinit&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Atelier pr&#233;sent&#233; par &#171; Repaire de Jubilation &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Monique Blachon et Henriet Genin &lt;br class='autobr' /&gt;
Jubilation signifie retraite en espagnol !! &lt;br class='autobr' /&gt;
L'association &#171; Repaire de Jubilation &#187; fut cr&#233;&#233;e en mai 2007 avec les statuts suivants : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; d&#233;velopper un r&#233;seau de solidarit&#233; f&#233;ministe pour la cr&#233;ation de lieux de vie lesbienne, alternative &#224; une soci&#233;t&#233; &#226;giste et validiste, et expression de notre lutte contre les discriminations et violences faites aux lesbiennes et aux femmes &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'on nous (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://coordinationlesbienne.org/spip.php?rubrique43" rel="directory"&gt;Exp&#233;riences et r&#233;flexions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Vivre et mouRir(e) dans la gouinit&#233;
&lt;p&gt;Atelier pr&#233;sent&#233; par &#171; Repaire de Jubilation &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/h3&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Monique Blachon et Henriet Genin&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jubilation signifie retraite en espagnol !!&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association &#171; Repaire de Jubilation &#187; fut cr&#233;&#233;e en mai 2007 avec les statuts suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; d&#233;velopper un r&#233;seau de solidarit&#233; f&#233;ministe pour la cr&#233;ation de lieux de vie lesbienne, alternative &#224; une soci&#233;t&#233; &#226;giste et validiste, et expression de notre lutte contre les discriminations et violences faites aux lesbiennes et aux femmes &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'on nous questionne sur l'origine du projet : r&#234;ve intemporel d'espaces de visibilit&#233; lesbienne bien s&#251;r, et aussi 1986, quand jeunes lesbiennes nous f&#251;mes impressionn&#233;es par les allemandes &#224; l'atelier sur le vieillissement lors de la rencontre internationale de Gen&#232;ve&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='8&#232;me conf&#233;rence internationale ILIS organis&#233;e par le groupe Vanille Fraise de (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous pr&#238;mes la rel&#232;ve lors d'ateliers aux diff&#233;rentes rencontres de la CLF de 1996 &#224; 2003, nous nous sent&#238;mes ensuite amen&#233;es &#224; concr&#233;tiser ce qui n'aurait pu rester qu'un doux r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'imm&#233;diat, nous cr&#233;&#226;mes un r&#233;seau de solidarit&#233; lesbienne pour aider, par des chantiers les lesbiennes isol&#233;es, tout en continuant &#224; nous r&#233;unir pour r&#233;fl&#233;chir au projet plus ambitieux d'un lieu de vie non-mixte pour celles qui ne pouvaient plus vivre seules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le colloque &#171; Utopies f&#233;ministes et exp&#233;rimentations sociales &#187; nous donna l'occasion de pr&#233;senter Repaire de Jubilation &#224; Tours en mars 2006. Ce fut notre premi&#232;re apparition publique, (&#224; c&#244;t&#233; des Babayagas).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette pr&#233;sentation parut dans &lt;i&gt;Lesbia&lt;/i&gt; accompagn&#233;e d'un questionnaire. Plus d'une centaine de lesbiennes r&#233;pondirent exprimant leur vif enthousiasme pour un tel projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encourag&#233;es, nous le f&#251;mes tr&#232;s souvent verbalement mais la difficult&#233; de ce projet r&#233;side dans son financement. Comment r&#233;unir les capitaux n&#233;cessaires dans la mesure o&#249; nous ne voulons pas cr&#233;er un &#238;lot de privil&#233;gi&#233;es fortun&#233;es mais un espace de solidarit&#233; qui n'exclue pas les pr&#233;caris&#233;es ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre projet de lesbiennes politiques se revendiquant haut et fort non-mixte, nous avons d&#233;cid&#233; de ne pas avoir recours aux subventions pour garder les coud&#233;es franches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet les subventions sont al&#233;atoires : elles peuvent &#234;tre promises et non vers&#233;es. Et m&#234;me dans le cas id&#233;al o&#249; elles seraient accord&#233;es sans condition, elles peuvent &#234;tre retir&#233;es sans explications. Des projets ont &#233;chou&#233; faute d'avoir re&#231;u les subventions promises. Les fondatrices de &#171; Lo Paratge &#187; en Dordogne, apr&#232;s des ann&#233;es d'un &#233;norme travail, ont d&#251; dissoudre l'association, us&#233;es et d&#233;courag&#233;es de ne pas recevoir les subventions sur lesquelles elles comptaient. Quand aux &#171; Babayagas &#187; elles ont d&#251;, apr&#232;s avoir longtemps r&#233;sist&#233;, c&#233;der sur la non-mixit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, les fonds europ&#233;ens semblent &#234;tre plus favorables &#224; des projets non-mixtes. En France, nous sommes renvoy&#233;es syst&#233;matiquement &#224; l'argument de discrimination. Celles qui voudraient travailler sur leur obtention sont les bienvenues. Notre projet se voulant international, il remplit ainsi une des conditions n&#233;cessaires pour obtenir de tels fonds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pr&#234;ts : parmi nous, certaines ont des capitaux mais immobilis&#233;s dans la maison qu'elles occupent. Elles peuvent obtenir un pr&#234;t relais (4,5 &#224; 5 % d'int&#233;r&#234;t) qui leur permettrait de conserver leur logement jusqu'&#224; ce que Repaire soit construit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles peuvent aussi obtenir un pr&#234;t hypoth&#233;caire viager qui sera proportionnel &#224; leur &#226;ge et &#224; un pourcentage de la valeur de leur habitation. Dans ce cas, le pr&#234;t n'est pas li&#233; &#224; la vente de leur maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines aussi disent avoir envie de soutenir financi&#232;rement le lieu, sans n&#233;cessairement vouloir l'habiter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fondations : leurs r&#232;gles contraignantes en France les rendaient tr&#232;s difficilement utilisables. La loi du 4 ao&#251;t 2008 a cr&#233;&#233; le fonds de dotation : personne morale &#224; but non lucratif qui re&#231;oit des biens de toute nature, donn&#233;s &#224; titre gratuit, pour les redistribuer &#224; une association porteuse d'un projet d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. Cette structure permet donc de recevoir des donations et legs ce que ne peut faire une simple association. Seule une association reconnue d'utilit&#233; publique peut recevoir donations et legs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les adh&#233;sions enfin, qui bien que ne pouvant suffire &#224; elles seules au financement, sont importantes aussi en tant que soutien symbolique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, il est dit que l'argent doit circuler entre nous, &#234;tre mutualis&#233; ; qu'il faut penser en termes de collectif large et que des r&#232;gles claires et transparentes doivent permettre d'instaurer une confiance n&#233;cessaire tant pour la mise en place du projet que pour sa p&#233;rennit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons &#233;voqu&#233; ensuite l'aspect juridique qui est tr&#232;s important dans la mesure o&#249; nous ne voulons pas exclure celles qui n'ont pas de capitaux financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s de longues recherches, nous avons retenu deux structures :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. La Soci&#233;t&#233; Civile Immobili&#232;re de location qui est bas&#233;e sur le principe de propri&#233;t&#233; partag&#233;e : propri&#233;t&#233; individuelle de parts sociales sans propri&#233;t&#233; personnelle de l'habitat occup&#233; par chaque participante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principal avantage est de permettre l'acquisition d'une propri&#233;t&#233; gr&#226;ce &#224; la mise en commun de capitaux m&#234;me minimes pour constituer ensemble l'apport suffisant demand&#233; par toute banque pour contracter un pr&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois la propri&#233;t&#233; acquise, chaque habitante verse, en &#233;change de l'occupation de son logement un loyer qui permettra d'assurer le remboursement du pr&#234;t souscrit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. La soci&#233;t&#233; coop&#233;rative d'habitation qui repose sur les valeurs d'&#233;galit&#233;, de transparence dans la gestion et de participation de chacune aux d&#233;cisions : &#034;Une personne = Une voix&#034;. Si une personne investit plus de capitaux qu'une autre, elle n'aura pas pour autant plus de pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soci&#233;t&#233; sans but lucratif, elle permet d'&#233;chapper &#224; la sp&#233;culation en proposant des logements dont les loyers correspondent au co&#251;t r&#233;el d'exploitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi celles qui n'auront pas mis de capitaux dans la construction du lieu pourront quand m&#234;me venir habiter. Elles verseront un loyer et pourront aussi toucher l'APL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois &#233;voqu&#233;es les fa&#231;ons de nous unir, nous nous demandons o&#249; nous voulons implanter Repaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'id&#233;al, nous aimerions respecter les multiples envies : &#234;tre pr&#232;s de la mer, au c&#339;ur d'une grande ville... alors que les opportunit&#233;s se pr&#233;sentent plut&#244;t ailleurs ! Au centre du Limousin par exemple !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; pr&#233;sent, la majorit&#233; a toujours &#233;t&#233; pour &#233;lire la campagne, au-dessous de la Loire et &#224; proximit&#233; d'une gare, d'une ville moyenne,...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les charmes de la ville sont &#233;voqu&#233;s ainsi que ce qu'elle offre de possibilit&#233;s de rester ind&#233;pendantes, ne serait-ce que pouvoir aller s'asseoir &#224; la terrasse d'un grand caf&#233;. L'insistance est aussi port&#233;e sur l'importance des &#233;changes avec un r&#233;seau de lesbiennes d&#233;j&#224; implant&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Terrain pour construire ou b&#226;timents existants, voire m&#233;lange des deux ? Le projet s'adaptera en respectant les crit&#232;res d'une architecture &#233;cologique et bioclimatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons pens&#233; &#224; une &#171; marguerite &#187; dont le centre serait r&#233;serv&#233; aux espaces collectifs (biblioth&#232;que, cuisine, salon de musique, laverie&#8230;) et dont les p&#233;tales offriraient &#224; chacune des lieux priv&#233;s d'un minimum de 35 m&#178;. Tous ces espaces seront accessibles quelles que soient nos aptitudes physiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais un cercle vicieux s'instaure : pour que les architectes &#233;tablissent des plans, il leur faut un terrain ; pour acheter le terrain, il faut de l'argent ; et pour obtenir l'argent, il faut pr&#233;senter des plans !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous redisons que ce lieu accueillera sans crit&#232;re d'&#226;ge. Les cat&#233;gories d'&#226;ge sont une construction h&#233;t&#233;rosociale et nous insistons sur une vision ni mis&#233;rabiliste de la vieillesse, ni idyllique de la jeunesse. Nous ne voulons pas &#234;tre enferm&#233;es dans des repr&#233;sentations qui nous contraindraient &#224; la performance puis au repos &#8230; &#233;ternel !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pour cela que l'utilisation des lieux sera plurielle : certaines pourront r&#233;sider en permanence, alors que d'autres pourront choisir de s'installer temporairement, que ce soit pour une activit&#233; artistique, artisanale ou la c&#233;l&#233;bration du farniente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Alternative &#224; la maison de retraite &#187; rebute certaines qui insistent sur la n&#233;cessit&#233; de rendre le lieu attractif. Il est certain que la vieillesse peut &#234;tre associ&#233;e au d&#233;clin et &#224; la d&#233;gradation mais nous ne voulons pas que faute de choix et par refus des institutions existantes, nous soyons accul&#233;es au suicide : 10 fois plus apr&#232;s 65 ans qu'entre 15 et 25.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attrait de ce lieu tiendra &#224; ce qu'il nous permettra de continuer &#224; inventer le monde ensemble tout en r&#233;sistant &#224; l'appropriation sociale et collective et qu'il sera un foyer pour lutter contre les discriminations, quelles soient li&#233;es &#224; la couleur ou &#224; la texture des peaux, aux diff&#233;rences d'aptitudes... : un monde lesbien d'&#233;changes, partages et transmissions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tel projet sera long &#224; mettre en place et &#224; r&#233;aliser. Toutes sont d'accord pour dire que nous devons mobiliser nos &#233;nergies ainsi que nous investir intellectuellement et financi&#232;rement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des propositions de travail sont &#233;mises :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; R&#233;diger un texte attractif en direction de tous les publics de lesbiennes en faisant ressortir qu'il s'agit de cr&#233;er un espace lesbien comme il n'en existe pas, une lesbopole ! Faire ressortir qu'il s'agit d'un projet enthousiasmant o&#249; les lesbiennes pourront passer, habiter, cr&#233;er, vivre et vieillir.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Une v&#233;ritable op&#233;ration de marketing est n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; R&#233;diger une charte de fonctionnement avec des r&#232;gles tr&#232;s pr&#233;cises. Plus il y aura de d&#233;tails, plus l'adh&#233;sion au projet sera claire. Les r&#232;gles d&#233;finies par la charte pourront &#234;tre r&#233;ajust&#233;es p&#233;riodiquement.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Travailler sur le juridique et le financier en incluant la r&#233;glementation europ&#233;enne.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Cr&#233;er un groupe sous Yahoo afin de pouvoir faire circuler rapidement le r&#233;sultat de notre travail, nos r&#233;flexions et propositions.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Depuis ce groupe a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; : &lt;a href=&#034;http://fr.groups.yahoo.com/group/repairedejubilation/&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://fr.groups.yahoo.com/group/repairedejubilation/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.repairedejubilation.org&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.repairedejubilation.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;06 73 45 46 88&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;8&#232;me conf&#233;rence internationale ILIS organis&#233;e par le groupe Vanille Fraise de Gen&#232;ve du 23 au 31 mars 1986&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>La Barbare, un espace de luttes et initiatives politiques et culturelles entre 1998 et 2007</title>
		<link>http://coordinationlesbienne.org/spip.php?article199</link>
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&lt;p&gt;&#034;La Barbare : un espace de luttes et d'initiatives politiques et culturelles entre 1999 et 2007&#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
Atelier pr&#233;sent&#233; par Esther, Sylvie, Catherine, Isa P.,Isa M., Faina, Franciella et Natasha. &lt;br class='autobr' /&gt; Ou comment un collectif de lesbiennes et f&#233;ministes ont autofinanc&#233; et g&#233;r&#233; en non-mixit&#233; de fa&#231;on collective et non-lucrative deux espaces culturelles et politiques publics en Seine-Saint-Denis. Deux espaces de pratiques multiples, o&#249; les lesbiennes se sont r&#233;unies, ont pu tisser des liens avec d'autres (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://coordinationlesbienne.org/spip.php?rubrique43" rel="directory"&gt;Exp&#233;riences et r&#233;flexions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#034;La Barbare : un espace de luttes et d'initiatives politiques et culturelles entre 1999 et 2007&#034;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Atelier pr&#233;sent&#233; par Esther, Sylvie, Catherine, Isa P.,Isa M., Faina, Franciella et Natasha.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Ou comment un collectif de lesbiennes et f&#233;ministes ont autofinanc&#233; et g&#233;r&#233; en non-mixit&#233; de fa&#231;on collective et non-lucrative deux espaces culturelles et politiques publics en Seine-Saint-Denis. Deux espaces de pratiques multiples, o&#249; les lesbiennes se sont r&#233;unies, ont pu tisser des liens avec d'autres lesbiennes et f&#233;ministes, pour nourrir des r&#233;seaux de solidarit&#233; et d'action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au travers de r&#233;flexions et d&#233;bats sur l'autonomie des femmes et des lesbiennes, la solidarit&#233;, le racisme, la lesbophobie et le f&#233;minisme, La Barbare a tent&#233; de cr&#233;er une socialit&#233; affranchie des normes h&#233;t&#233;ro-patriarcales et cr&#233;er ainsi un espace de contre-culture. Retour sur ces 8 ann&#233;es d'exp&#233;riences et d'innovations politiques et culturelles en milieu urbain, au travers de t&#233;moignages, de &lt;a class=&#034;ktg6us78hf8vdu7&#034; href=&#034;#&#034;&gt;films&lt;/a&gt; et d'archives pour nous inspirer dans nos luttes de demain.&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;En pr&#233;ambule de notre intervention, nous souhaitions rappeler que le collectif des 8 barbares ici pr&#233;sent ne se pr&#233;tend pas repr&#233;sentatif de l'ensemble des barbares puisque les barbares ont &#233;t&#233; tr&#232;s nombreuses, certaines autres sont d'ailleurs pr&#233;sentes dans la salle. On ne peut pas compter les dizaines et dizaines de barbares qui ont fait fonctionner ce lieu, s'y sont succ&#233;d&#233;es et y ont organis&#233; des choses. A celles-ci, il faudrait ajouter les centaines de lesbiennes qui fr&#233;quentaient La Barbare et y participaient chacune &#224; leur mani&#232;re. Cet atelier est donc l'initiative de seulement quelques-unes d'entre nous. Nous avons cependant t&#226;ch&#233; d'informer le maximum de barbares de la tenue de ce projet, puis de cr&#233;er des r&#233;unions de concertations et de pr&#233;paration auxquelles le plus grand nombre d'entre elles ont &#233;t&#233; convi&#233;es. Nous avons enfin essay&#233; de glaner des traces documentaires de La Barbare partout o&#249; cela nous a &#233;t&#233; possible, c'est &#224; dire principalement dans nos tiroirs et nos armoires. Nous y avons retrouv&#233; des films, des &lt;a class=&#034;ktg6us78hf8vdu7&#034; href=&#034;#&#034;&gt;photos&lt;/a&gt;, des programmes, des affiches etc. que nous allons vous pr&#233;senter dans le cadre de cet atelier&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Barbare est n&#233;e en janvier 1999 &#224; Bagnolet, en Seine-Saint-Denis (93). C'est l'existence d'un squat dans le 20e arrondissement de Paris qui est &#224; l'origine de la cr&#233;ation de ce lieu. Ce squat a en effet &#233;t&#233; occup&#233; par des femmes et des lesbiennes. Bien qu'ouvert aux hommes, certains de ses espaces &#233;taient cependant d&#233;j&#224; non mixtes, tels le caf&#233;-bar appel&#233; &#034;Toxine&#034; qui ouvrait une fois par semaine. Dans ce lieu, des lesbiennes s&#233;paratistes italiennes sont aussi venues tout sp&#233;cialement de leur pays pour dispenser un stage de self d&#233;fense f&#233;ministe. Cette pratique d'auto-d&#233;fense est par ailleurs indissociable de la naissance de La Barbare dans la mesure o&#249; elle a &#233;t&#233; fondatrice de sa propre d&#233;marche politique. Dans ce squat du 20&#232;me arrondissement &#233;tait en effet apparu un r&#233;el besoin de non-mixit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce lieu restait de fait tr&#232;s pr&#233;caire et est arriv&#233; le jour o&#249; son d&#233;tenteur l'a revendu. Par chance, n'ayant pas voulu proc&#233;der &#224; une expulsion manu militari, le nouveau propri&#233;taire des locaux a propos&#233; aux occupantes du squat une n&#233;gociation financi&#232;re. Dans un premier temps, il nous a propos&#233; d'autres endroits : des places provisoires, des friches industrielles, mais dans des lieux assez ingrats ou sans chauffage, que donc nous avons refus&#233;s. Nous avons alors d&#233;cid&#233; d'accepter un d&#233;dommagement p&#233;cunier dans le but de louer de nouveau locaux et d'anticiper leurs loyers. Apr&#232;s quelques recherches, nous avons enfin trouv&#233; ce beau lieu &#224; Bagnolet : un vaste espace ressemblant &#224; un atelier et muni d'une grande, grande verri&#232;re sur le toit. Fatigu&#233;es de la pr&#233;carit&#233; du squat, nous avons donc choisi d'y continuer l'aventure de la collectivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce lieu sera lou&#233; de janvier 1999 &#224; novembre 2002. Il continuera &#224; vivre avec les cotisations des adh&#233;rentes mais aussi avec les loyers de ses r&#233;sidentes, puisqu'une partie de La Barbare servait &#233;galement d'habitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, une fois de plus, le propri&#233;taire des lieux a d&#233;cid&#233; de vendre et nous nous sommes &#224; nouveau trouv&#233;es dehors. Durant cette ann&#233;e 2002, La Barbare est errante. Elle sera h&#233;berg&#233;e ici, &#224; la Maison des Femmes de Paris, et initiera plusieurs actions dans diff&#233;rents endroits, notamment dans des parcs, &#224; nouveau dans un squat, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En septembre 2003, nous retrouvons enfin un nouveau lieu en location &#224; Montreuil qui permettra &#224; La Barbare de perdurer jusqu'en 2007, ann&#233;e de dissolution du collectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons pr&#233;par&#233; cet atelier de la fa&#231;on la moins magistrale possible afin d'essayer d'en faire un lieu convivial ressemblant &#224; La Barbare et non pas &#224; une conf&#233;rence. Dans un premier temps, nous allons donc vous diffuser un film r&#233;alis&#233; sur La Barbare &#224; ses d&#233;buts, en 2000. Puis, apr&#232;s une pr&#233;sentation des diff&#233;rents panneaux d'archives expos&#233;s autour de vous, nous inviterons toutes Les Barbares pr&#233;sentes &#224; intervenir sous la forme qu'elles d&#233;sirent dans le cadre d'une sc&#232;ne ouverte et &#224; &#233;crire chacune leurs sentiments sur cette exp&#233;rience sur un panneau pr&#233;vu &#224; cet effet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici donc le film r&#233;alis&#233; en 2000, tr&#232;s repr&#233;sentatif de ce moment, de cette &#233;poque, un an apr&#232;s l'ouverture de la premi&#232;re Barbare.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;FILM sur La Barbare, 2000 : extraits d'ateliers, concerts, t&#233;moignages.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sylvie&lt;/strong&gt; : On va vous lire maintenant un programme que nous avons r&#233;alis&#233; sp&#233;cialement pour cet atelier, m&#234;me si La Barbare n'existe plus. Vous pouvez le prendre, il est sur la petite table l&#224;-bas. On a essay&#233; de remettre dedans un peu l'esprit Barbare. C'&#233;tait un programme mensuel, r&#233;alis&#233; par des individues diff&#233;rentes &#224; chaque fois, qui cr&#233;aient des images, qui &#233;laboraient des textes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Natacha&lt;/strong&gt; : Ce sont des textes que nous n'avons pas &#233;crit, mais qui proviennent directement des textes &#233;crits &#224; La Barbare.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Barbare est un espace politique dans son contenu et dans son fonctionnement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un espace associatif par des lesbiennes et des f&#233;ministes, g&#233;r&#233; de fa&#231;on collective et non-lucrative, qui se veut accessible &#224; toutes. Ce qui s'y d&#233;roule est possible gr&#226;ce aux adh&#233;sions et &#224; l'engagement de chacune. Ces choix mettent l'accent sur l'esprit de participation plut&#244;t que de consommation. C'est &#233;galement un lieu destin&#233; &#224; promouvoir la cr&#233;ation, &#224; d&#233;velopper les activit&#233;s culturelles, artistiques et politiques des lesbiennes et des f&#233;ministes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est un lieu d'&#233;change et de rencontres&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un espace de pratiques diverses (politiques, artistiques, culturelles...), o&#249; on peut se r&#233;unir, d&#233;battre, tisser de nouveaux liens avec d'autres lesbiennes et f&#233;ministes pour que les r&#233;seaux de solidarit&#233; et d'actions grandissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un espace de d&#233;sir et de plaisir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un espace pour r&#233;pondre au besoin vital des lesbiennes et f&#233;ministes de s'organiser collectivement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un espace pour faire la f&#234;te, se rencontrer, se retrouver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour toutes celles qui d&#233;sirent s'y impliquer, proposer, inventer&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Barbare est un lieu non-mixte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Faina :&lt;/strong&gt; : la non-mixit&#233; est la condition d'une politique autonome, h&#233;rit&#233;e des mouvements f&#233;ministes et lesbiens des ann&#233;es 70.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celles qui viennent dans le lieu politique qu'est La Barbare se consid&#232;rent comme un groupe opprim&#233; par un syst&#232;me, &#034;classe des femmes&#034; opprim&#233;e dans un syst&#232;me de domination patriarcale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La non-mixit&#233;, choisie et f&#233;ministe, est la base d'une nouvelle socialit&#233;, toujours exp&#233;rimentale et en devenir, qui rend possible l'analyse et la compr&#233;hension des rapports de force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Barbare est un lieu f&#233;ministe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Isa M&lt;/strong&gt; : Consid&#233;rer les femmes et les lesbiennes comme actrices de leurs propres vies, de leur propre histoire. Reconna&#238;tre qu'elles sont actrices de changements de la soci&#233;t&#233;. Sans nier les autres formes d'oppressions qui nous s&#233;parent et que nous reproduisons (&#226;gisme, racisme, classisme, lesbophobie, normes d'apparences et de capacit&#233;s physiques et mentales...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Barbare est un lieu lesbien et f&#233;ministe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Esther&lt;/strong&gt; : le lesbianisme comme pratique politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lesbianisme comme une r&#233;sistance &#224; l'oppression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lesbianisme pour cr&#233;er une socialit&#233; hors de l'h&#233;t&#233;rosocialit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une socialit&#233; o&#249; les r&#233;f&#233;rentes sont les autres lesbiennes, les autres femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre &#233;nergie, notre temps, notre force, nos d&#233;sirs, notre solidarit&#233;... sont pour les lesbiennes et les femmes, avec les lesbiennes et les femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deux cents am&#233;nag&#233;s selon nos envies et nos projets :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Isa P&lt;/strong&gt; : Cr&#233;er une culture f&#233;ministe en rupture avec la culture dominante qui nie les femmes et les lesbiennes. Cr&#233;er une culture dans laquelle se d&#233;veloppe notre r&#233;volte...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'allier &#224; d'autres lesbiennes et f&#233;ministes, mettre en commun rage, joie et moyens...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;velopper des r&#233;seaux de lesbiennes et de f&#233;ministes, &#233;changer comp&#233;tences et savoirs, s'autofinancer et chercher &#224; cr&#233;er une culture en rupture...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Catherine : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sc&#232;nes ouvertes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Caf&#233; politique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jam Session&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cybercaf&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Infoshop&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ateliers&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;F&#234;tes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concerts&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Expositions&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soir&#233;es &#224; th&#232;mes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chantiers d'am&#233;nagements&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Projections de films et d&#233;bats&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Journ&#233;es de r&#233;flexion politique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;unions de groupes d'actions politiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales techniques et politiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous allons donc continuer en vous pr&#233;sentant tous les panneaux affich&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous commencerons par vous pr&#233;senter la compilation &lt;i&gt;Rebellesound#1&lt;/i&gt;. Un &lt;a class=&#034;ktg6us78hf8vdu7&#034; href=&#034;#&#034;&gt;CD&lt;/a&gt;, compilation de musiques des femmes et des lesbiennes, que nous avons r&#233;alis&#233; avec La Barbare en 2002. Loin du contr&#244;le des majors, des hommes et de l'h&#233;t&#233;rosexisme de l'industrie musicale, les artistes r&#233;unies sur ce CD sont issues de la sc&#232;ne musicale ind&#233;pendante internationale et sont toutes interpr&#232;tes, compositrices, auteures et arrangeuses de leurs musiques, parfois m&#234;me ing&#233;nieuses du son.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les b&#233;n&#233;fices de la vente ont servi &#224; financer La Barbare et &#224; la promotion de musiques de lesbiennes et de femmes. Ainsi la vente de cette compilation sert par exemple aujourd'hui en 2010 &#224; l'achat d'instruments pour &#034;Batucadykes&#034;, une Batucada de lesbiennes autog&#233;r&#233;e (batucadykes@hotmail.fr).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le panneau &#034;Fonctionnement&#034;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici sont pr&#233;sent&#233;s des textes internes sur la mani&#232;re dont La Barbare &#233;tait financ&#233;e, par exemple l'appel au soutien financier, puisque c'&#233;tait un lieu qui n'existait que gr&#226;ce aux cotisations. C'&#233;tait un loyer &#233;norme : 1300 &#8364; charges comprises, donc un vrai investissement financier et personnel des lesbiennes et des f&#233;ministes qui soutenaient l'existence du lieu. &#199;a vous donne un aper&#231;u du fonctionnement interne, en autogestion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le panneau Autod&#233;fense f&#233;ministe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l&#224; ont &#233;merg&#233; diff&#233;rents groupes, notamment le groupe d'autod&#233;fense f&#233;ministe, comme je vous disais tout &#224; l'heure, c'est vraiment une histoire indissociable de l'histoire de La Barbare. C'est une pratique d'autod&#233;fense f&#233;ministe en non-mixit&#233;, autog&#233;r&#233;e, o&#249; il n'y a pas d'instructrices, qui se transmet entre les femmes. Elle a beaucoup nourrit La Barbare. C'est une d&#233;marche offensive par rapport &#224; la violence des hommes et qui repose sur la solidarit&#233; des femmes, les unes avec les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a diff&#233;rentes initiatives de soutien qui sont n&#233;es de ces pratiques. Par exemple le groupe de soutien &#224; Roberta, une copine f&#233;ministe italienne qui a &#233;t&#233; incarc&#233;r&#233;e sur de fausses all&#233;gations du gouvernement italien. Elle a &#233;t&#233; incarc&#233;r&#233;e pendant neuf mois. Il y a eu une compagne internationale, et nous, nous avons aussi essay&#233; d'&#339;uvrer &#224; sa lib&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le panneau &#034;Bricolage, d&#233;m&#233;nagement, am&#233;nagement&#034; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Catherine&lt;/strong&gt; : le panneau &#034;Bricolage, d&#233;m&#233;nagement, am&#233;nagement&#034;. L&#224;, il y a surtout des photos de gros travaux, mais en fait, il n'y a pas eu que des gros travaux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travaux ont &#233;t&#233; n&#233;cessaires lors de l'installation dans la deuxi&#232;me Barbare &#224; Montreuil, car les locaux n'&#233;taient pas du tout adapt&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s sous forme de journ&#233;es. Il y a eu diff&#233;rentes appellations : &#034;Ateliers du BTP&#034;, pour &#034;Barbares Travaux Pratiques&#034; ; &#034;Journ&#233;es d'am&#233;nagement&#034; ; &#034;Journ&#233;es de rangement&#034;. L'id&#233;e &#233;tait de construire et d'am&#233;nager un espace en donnant libre cours &#224; notre imaginaire constructif, en &#233;changeant des connaissances, des trucs, des astuces, des tours de main et des solutions hors normes. Pour cr&#233;er un lieu accueillant, fonctionnel, beau, agr&#233;able et convivial. Ces journ&#233;es &#233;taient annonc&#233;es dans les programmes, pour que toutes celles qui voulaient y participer puissent venir. Ce qui est dommage, c'est qu'on n'a pas vraiment de photos de La Barbare en fin d'am&#233;nagement, on n'a pas beaucoup de photos o&#249; on voit que La Barbare &#233;tait un beau lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Natacha&lt;/strong&gt; : Les barbares pr&#233;sentes dans la salle peuvent si elles le veulent, ajouter quelque chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le panneau &#034;Soir&#233;es, Films, D&#233;bats&#034;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sylvie&lt;/strong&gt; : Nous passons au panneau qui s'intitule &#034;Soir&#233;es, Films, D&#233;bats&#034;. Ca n'expose pas tout ce qui a &#233;t&#233; montr&#233;, d&#233;couvert, mais des films, des d&#233;bats, des soir&#233;es. Plusieurs collectifs et des commissions se sont succ&#233;d&#233;s pour montrer des films de femmes et de lesbiennes, pour sortir ces films des placards, des archives, des tiroirs, pour amener des r&#233;flexions et des discussions aussi. Pour montrer des films autoproduits qui nous donnent aussi envie d'en produire, pour cr&#233;er des images qui sortent des clich&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le panneau &#034;Expositions&#034;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le panneau &#034;Expositions&#034;, avec des artistes, photographes, dessinatrices, qui se sont succ&#233;d&#233;es, qui ont trouv&#233; &#224; La Barbare un endroit o&#249; elles pouvaient montrer leur travail. Un &lt;i&gt;flyer&lt;/i&gt; r&#233;sume cet &#233;tat d'esprit. Il a pour titre &#034;Mon oeil sur nous et le reste&#034;, c'est en quelque sorte une trace de toutes nos cr&#233;ations f&#233;ministes et lesbiennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le panneau &#034;Programmes&#034;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Faina&lt;/strong&gt; : Ce sont deux panneaux avec les exemplaires des programmes qu'on a produit au fil des ann&#233;es. Le programme mensuel &#233;tait d&#233;cid&#233; en AG. Toutes celles qui voulaient proposer quelque chose, m&#234;me celles en dehors du collectif, venaient et exposaient ce qu'elles aimeraient faire. Le collectif d&#233;cidait et si c'&#233;tait bon, &#231;a apparaissait sur le programme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but, les visuels repr&#233;sentaient des guerri&#232;res, on en voit de beaux exemplaires ici, et puis ils ont &#233;volu&#233; vers d'autres iconographies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est important : chaque programme est unique, et parfois, la premi&#232;re page est une cr&#233;ation de certaines d'entre nous. Une fois le programme r&#233;alis&#233;, il a &#233;t&#233; distribu&#233; dans les lieux f&#233;ministes et lesbiens, ici &#224; la Maison des Femmes, dans les bars et les bo&#238;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous les avons tous retrouv&#233; ; ils ont dans les classeurs ici, &#224; votre disposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le panneau &#034;F&#234;tes&#034;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Isa M.&lt;/strong&gt; Alors, il y avait des f&#234;tes &#224; La Barbare, des rendez-vous une fois par semaine, et des grosses f&#234;tes une fois par mois. Le principe &#233;tait de ne passer que de la musique des femmes et des lesbiennes. Le milieu de la musique est largement domin&#233; par les hommes, les femmes sont souvent cantonn&#233;es au chant et &#224; certains instruments. On a d&#233;cid&#233; d'aller &#224; la rencontre de tous ce qui &#233;tait cr&#233;&#233; par des femmes, de tous les styles, dans tous les circuits. Pendant toutes ces ann&#233;es, il y a eu une collecte &#233;norme des musiques cr&#233;&#233;es par des femmes et des lesbiennes de tous horizons. Ce qui fait que c'est quelque chose qu'on a toujours avec nous, cet h&#233;ritage musical. Parfois, &#224; certaines soir&#233;es, vous pouvez reconna&#238;tre le son Barbare.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y avait &#233;galement des ateliers-cr&#233;ations, des soir&#233;es sc&#232;nes ouvertes, des soir&#233;es slam, o&#249; chacune pouvait s'exprimer, des soir&#233;es o&#249; chacune pouvait ramener son instrument de musique, donc l&#224;, on &#233;tait plus dans une dynamique de cr&#233;ation collective, des jam-sessions, etc. On accueillait aussi &#224; La Barbare des artistes, des chanteuses qui venaient faire des concerts. C'&#233;taient des occasions pour faire des beaux et grands concerts. Des exemples : Zarmazones, Tribad, Avrile, Madigan, et bien d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le panneau &#034;La Barbare hors les murs&#034;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais un jour, nous avons du partir. Ce qui semblait &#234;tre un coup du sort, fut finalement l'occasion de lancer une exp&#233;rimentation int&#233;ressante et nous a permis de rebondir sur autre chose. Donc, le lieu a ferm&#233;, on lui a dit &#034;au revoir&#034;, c'&#233;tait un moment tr&#232;s &#233;mouvant. Il faut quand m&#234;me rappeler que La Barbare, c'&#233;tait un endroit o&#249; on prenait beaucoup de notre force, et qu'avoir un espace &#224; soi renforce &#233;norm&#233;ment. Le fait de ne plus avoir un espace &#224; nous &#233;tait assez crucial. On a donc d&#233;cid&#233; de continuer faire vivre La Barbare hors les murs, d'investir d'autres espaces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Maison des Femmes nous a accueillies. On a &#233;t&#233; h&#233;berg&#233;es pour des &#233;v&#233;nements au squat Lesvida et dans d'autres endroits. C'est pour tout ce qui se passait en int&#233;rieur : bouffes, discussions politiques, rencontres. Et puis, au cours de l'ann&#233;e, on a organis&#233; diff&#233;rents &#233;v&#233;nements en ext&#233;rieur. Par exemple, on est parties deux jours &#224; &#201;tampes faire un week-end de cr&#233;ation dans une grange : musique, th&#233;&#226;tre, clowns.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui a &#233;t&#233; chouette, c'est que le r&#233;seau de soutien a bien fonctionn&#233;. Il y avait beaucoup de monde qui venait aux rendez-vous. Le r&#233;seau qui finan&#231;ait La Barbare a continu&#233; de fonctionner lui aussi, et le d&#233;fi &#233;tait de conserver le sentiment collectif pour arriver &#224; ouvrir un autre lieu et &#231;a a march&#233;, on a pu rouvrir un lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de cette ann&#233;e, on a fait un pique-nique avec des lesbiennes d'autres groupes, un pique-nique lesbien politique et festif au bois de Vincennes : &#034;Prenez un bain de lesbiennes&#034;. Il y a eu aussi des &#233;v&#233;nements politiques, comme la pr&#233;sence d'un espace de r&#233;sistance &#224; la Marche des Fiert&#233;s LGBT ? un espace non-mixte d'autonomie lesbienne. Et on a d&#233;cid&#233; d'organiser une marche lesbienne !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le panneau &#034;Lesbienne Rage&#034;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Esther&lt;/strong&gt; : Je vais pr&#233;senter le panneau &#034;Lesbienne Rage&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisque la Barbare &#233;tait un lieu f&#233;ministe et lesbien, on a choisi de faire un groupe de lesbiennes politiques, pour faire des actions et porter une parole lesbienne politique, &#224; la fois dans la rue et dans des &#233;v&#233;nements lesbiens et/ou f&#233;ministes. On a &#233;crit toute sorte de tracts. Le nom de groupe officiel, c'&#233;tait &#034;Lesbienne Rage&#034;, et puis on s'amusait bien &#224; inventer des nouveaux noms de collectifs &#224; chaque fois, pour &#234;tre un peu anonymes, pour brouiller les pistes et faire croire qu'il y avait plein plein plein de collectifs lesbiens partout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On s'appelait des fois des &#034;Lesbiennes indigestes&#034;, &#034;Collectif Lesbiennes en libert&#233;&#034;, &#034;Lesbiennes anticapitalistes&#034;, &#034;Lesbienne, je t'aime&#034;, il y a eu plein de noms diff&#233;rents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les actions qu'on a faites, on a &#233;crit un tract qu'on a distribu&#233; par exemple &#224; l'occasion du festival &#034;Quand les lesbiennes se font du cin&#233;ma&#034; organis&#233; par Cineffable. Le titre du tract, c'&#233;tait : &#034;On pr&#233;f&#233;rerait que la soci&#233;t&#233; s'&#233;touffe plut&#244;t qu'elle ne nous avale&#034;, pour d&#233;noncer la tendance normative des grosses productions de films pour les lesbiennes, qui imitent les sc&#233;narios h&#233;t&#233;ros au d&#233;triment des cr&#233;ations lesbiennes et f&#233;ministe. On a cr&#233;&#233; aussi un groupe qui s'appelle &#034;le SLURP&#034;, le Syndicat des Lesbiennes Usag&#232;res des R&#233;seaux de transports Parisiens. On avait un petit badge comme &#231;a, on avait l'air tr&#232;s officielles dans le m&#233;tro ! Toutes les femmes et lesbiennes crois&#233;es recevaient un petit questionnaire &#034;Enqu&#234;te pour une mobilisation g&#233;n&#233;rale de toutes les femmes et les lesbiennes&#034;, &#224; l'occasion du 25 novembre 2002, Journ&#233;e internationale pour l'&#233;limination de la violence faite aux femmes. Le questionnaire indiquait des strat&#233;gies pour se solidariser en cas d'agression et savoir identifier les diff&#233;rentes formes de violences des hommes contre les femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce furent de bons moments...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A notre actif, plusieurs pique-niques politiques dont un qui s'appelait &#034;Prenons un bain de lesbiennes. Se retrouver, se rencontrer, se faire signe&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a aussi distribu&#233; des tracts &#224; plusieurs freprises lors de la Marche des Fiert&#233;s LFGT pour d&#233;noncer l'h&#233;g&#233;monie des gays et le caract&#232;re commercial de la marche, on s'est install&#233;es une ann&#233;e sur un abribus, avec des grandes banderoles qui disaient : &#034;Lesbiennes subversives... &#034; mais alors je n'ai pas la banderole &#233;crite en entier sur la photo&#8230;. Lesbiennes subversives, qu'est-ce qui ne sera jamais notre mod&#232;le ?! Le monde h&#233;t&#233;ro peut-&#234;tre ? C'&#233;tait &#231;a... (rires dans l'audience).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre fois, on a &#233;crit un tract qui s'appelait &#034;S'arr&#234;ter&#034; tout simplement, parce qu'on avait marre de cette gaypride. Il y a un autre qui disait : &#034;L'&#233;galit&#233;, &#231;a vous tente ?&#034; Et la conclusion disait : &#034;Rien ne changera. Les lesbiennes ne seront jamais aussi bien int&#233;gr&#233;es que quand elles seront des mecs blancs, h&#233;t&#233;ros, valides et riches.&#034; Une ann&#233;e, &#224; la veille de la Marche des Fiert&#233;s LGBT nous avons recouvert les bars du Marais d'auticollants, m&#234;me les bars des gar&#231;ons, notamment les toilettes -on s'est bien amus&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et on avait envie de vous lire quelques petits autocollants :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &#034;Les femmes ont leurs maris, les lesbiennes ont leurs gays, les prisons sont bien gard&#233;es&#034;, sign&#233;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &#034;Lesbiennes en libert&#233;&#034;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &#034;Le lesbianisme n'est pas un produit de consommation&#034;, sign&#233; &#034;Lesbiennes anticapitalistes&#034;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &#034;Pour les lesbiennes, rien ne vaut les lesbiennes. Non-mixit&#233;, autonomie pour construire nos utopies.&#034;, sign&#233; &#034;Autonomie lesbienne&#034;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &#034;Publicitaires gays ou h&#233;t&#233;ros, on vous fera la peau&#034;, sign&#233; 'Fureur lesbienne&#034;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &#034;Ni ins&#233;min&#233;es, ni assimil&#233;es, nous ne reproduirons pas le syst&#232;me&#034;, sign&#233; &#034;Lesbiennes en libert&#233;&#034;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &#034;Nous ne porterons pas les enfants dont les gays r&#234;vent pour s'int&#233;grer&#034;, sign&#233; &#034;Lesbiennes contre la maternit&#233;&#034;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &#034;Bite et bar et bo&#238;te et fric. A bas l'h&#233;g&#233;monie gay&#034;, sign&#233; &#034;Lesbiennes anticapitalistes&#034;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &#034;Mysogyne, on te coupera la pine&#034;, sign&#233; &#034;Promesse de lesbienne&#034;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &#034;Tant les lesbiennes ramaient et payaient, que les gays empochaient la monnaie&#034;, sign&#233; &#034;Lesbiennes r&#233;alistes&#034;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &#034;Portons nos paroles lesbiennes plut&#244;t que les enfants des gays&#034;, sign&#233; &#034;Lesbiennes contre la maternit&#233;&#034;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;et le dernier :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &#034;Lesbienne, je t'aime&#034;, sign&#233; &#034;Lesbienne optimiste&#034;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Pour coller ces autocollants la veille de la Marche des Fiert&#233;s LGBT, en 2002, nous portions toutes de tr&#232;s beaux t-shirts avec des signes lesbiens et f&#233;ministes. Et puis &#231;a nous a donn&#233; l'envie, l'ann&#233;e d'apr&#232;s, en 2003, d'organiser une marche lesbienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Sortir des placards, des lits, des bars pour prendre la rue. Cr&#233;er des espaces, construire et montrer notre force&#034;. Voil&#224;, une belle marche lesbienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des slogans, peut-&#234;tre qu'on peut les chanter d'ailleurs :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &#034;Nous sommes lesbiennes, nous sommes f&#233;ministes, ce monde est &#224; vomir, il faut le subvertir&#034;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &#034;Contre l'ordre h&#233;t&#233;rosexiste, d&#233;sirs et d&#233;sordres lesbiens&#034;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &#034;Lesbiennes visibles, fi&#232;res et solidaires&#034;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; On avait repris la phrase de Nicole Brossart : &lt;i&gt;&#034;Une lesbienne qui ne r&#233;invente pas le monde est une lesbienne en voie de disparition&#034;&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &#034;Contre l'ordre familialo-obligatoire, r&#233;sistance lesbienne&#034;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &#034;Saute, bouge, crie et frappe, d&#233;molis les fascistes, saute, bouge, crie et frappe, les machos aussi. Oh lesbiennes, subversives pour toujours, oh lesbiennes, rejoignez-nous !&#034;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &#034;Marche, marche, marche pour les lesbiennes, r&#233;sistance, &#224; bas le syst&#232;me, patriarcat hors de la sc&#232;ne, des espaces pour les lesbiennes&#034;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224;, c'&#233;tait un tr&#232;s beau groupe &#034;Lesbienne Rage&#034;, tr&#232;s divers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le panneau &#034;Le groupe du 6 novembre&#034;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Franciella &lt;/strong&gt; : Bonjour &#224; toutes. Je vais vous pr&#233;senter le groupe du 6 novembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe du 6 novembre est n&#233; de la r&#233;union de femmes, de lesbiennes issues de l'immigration. Leur histoire est li&#233;e &#224; l'esclavagisme, au colonialisme, aux migrations forc&#233;es. Elles se sont r&#233;unies en 1999, le 6 novembre, comme son nom l'indique, &#224; La Barbare.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe s'est cr&#233;&#233; pour diverses raisons. D'une part, pour lutter contre l'h&#233;t&#233;ropatriarcat qui est tr&#232;s pr&#233;sent, comme vous pouvez le constater, dans cette soci&#233;t&#233;, et pour lutter contre le racisme qui est &#233;galement pr&#233;sent dans le milieu lesbien f&#233;ministe, notamment pour &#233;viter que certaines femmes s'arrogent le droit de parler &#224; notre place, de parler de nous, sans nous et de mani&#232;re mis&#233;rabiliste. D'autre part, la cr&#233;ation de ce groupe a permis de mettre en lumi&#232;re, de mettre en avant des femmes, des penseuses, des th&#233;oriciennes, des plasticiennes, des auteures...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a eu la pr&#233;sence de Barbara Neely, une romanci&#232;re afro-am&#233;ricaine, qui met en sc&#232;ne une femme noire, femme de m&#233;nage, qui porte le doux nom de Blanche White. On a eu l'occasion d'accueillir des musiciennes de Strasbourg, telles que Meufia, un groupe de Hip-Hop compos&#233; uniquement de filles, et &#231;a a &#233;t&#233; une r&#233;elle d&#233;couverte. Ces filles &#233;taient formidables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a eu des d&#233;bats enflamm&#233;s, on a eu l'occasion d'accueillir des femmes telles que Aishah Simmons dont vous connaissez le tr&#232;s beau documentaire, fait de mani&#232;re intelligente, forte : &lt;i&gt;No !&lt;/i&gt;. On a &#233;galement eu la pr&#233;sence de Dalila Kadri, bref, une quantit&#233; de femmes formidables dont on n'aurait peut-&#234;tre jamais entendu parler, car invisibilis&#233;es dans le milieu lesbien f&#233;ministe fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, les d&#233;bats, les r&#233;flexions ont permis la publication de textes - je ne veux pas dire des b&#234;tises, je regarde mes camarades - je pense qu'ils ne sont plus du tout disponibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui-ci (en pointant du doigt la couverture du livre sur un des panneaux) : &lt;i&gt;Warriors / Guerri&#232;res&lt;/i&gt;. Une belle production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe du 6 novembre a permis de cr&#233;er un r&#233;seau national/international pour mettre en place une solidarit&#233; entre les femmes venant des quatre coins du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour conclure&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2007, apr&#232;s huit ann&#233;es d'existence, la Barbare a d&#233;finitivement ferm&#233; ses portes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Barbares gardent avec elles le sentiment de force et de jubilation incroyable que conf&#232;re la libert&#233; d'avoir un lieu &#224; soi, autog&#233;r&#233;, f&#233;ministe et lesbien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Barbares n'ont pas &#233;t&#233; &#233;pargn&#233;es par les conflits, par les difficult&#233;s que pose la n&#233;cessit&#233; de g&#233;rer un lieu politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Barbare a v&#233;cu longtemps, gr&#226;ce &#224; l'&#233;nergie et au don de celles qui la soutenaient. Elle est la preuve de ce que les lesbiennes et les f&#233;ministes peuvent construire, peuvent s'offrir, en-dehors du syst&#232;me, pour elles-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une promesse pour l'avenir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>A propos de l'argent et des lesbiennes, la suite...</title>
		<link>http://coordinationlesbienne.org/spip.php?article200</link>
		<guid isPermaLink="true">http://coordinationlesbienne.org/spip.php?article200</guid>
		<dc:date>2012-06-16T14:48:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;La repr&#233;sentation au cin&#233;ma de la relation des lesbiennes avec l'argent Janick Penhoat, Marine Lemant, Sylvie Dicostanzo, Mairanna Deforges Synth&#232;se de l'atelier anim&#233; par D&#233;bat cin&#233; D&#233;bat cin&#233; ou Cin&#233; d&#233;bat ? D&#233;bat cin&#233; ! &lt;br class='autobr' /&gt; Ce groupe souhaite proposer un espace de d&#233;bat, de r&#233;flexion entre lesbiennes. Les montages d'extraits de films ou de s&#233;ries projet&#233;s au cours des s&#233;ances proposent des exemples de repr&#233;sentation des th&#233;matiques choisies, sans imposer de points de vue ni d'engagements personnels, (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://coordinationlesbienne.org/spip.php?rubrique43" rel="directory"&gt;Exp&#233;riences et r&#233;flexions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La repr&#233;sentation au cin&#233;ma de la relation des lesbiennes avec l'argent&lt;/h3&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;Janick Penhoat, Marine Lemant, Sylvie Dicostanzo, Mairanna Deforges&lt;/i&gt; &lt;/h3&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Synth&#232;se de l'atelier anim&#233; par D&#233;bat cin&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;bat cin&#233; ou Cin&#233; d&#233;bat ? D&#233;bat cin&#233; ! &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Ce groupe souhaite proposer un espace de d&#233;bat, de r&#233;flexion entre lesbiennes. Les montages d'extraits de &lt;a class=&#034;ktg6us78hf8vdu7&#034; href=&#034;#&#034;&gt;&lt;a class=&#034;ktg6us78hf8vdu7&#034; href=&#034;#&#034;&gt;films&lt;/a&gt;&lt;/a&gt; ou de s&#233;ries projet&#233;s au cours des s&#233;ances proposent des exemples de repr&#233;sentation des th&#233;matiques choisies, sans imposer de points de vue ni d'engagements personnels, pour laisser la parole libre et offrir un espace de discussions entre lesbiennes.&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cet atelier sur la repr&#233;sentation sur l'impact de l'argent dans la vie des lesbiennes, nous avons r&#233;alis&#233; un montage de 55 minutes autour de 14 films fran&#231;ais et &#233;trangers. (Voir liste plus loin).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement aux d&#233;bats que nous avons organis&#233;s auparavant (sur la repr&#233;sentation du quotidien des lesbiennes, les sexualit&#233;s lesbiennes, le militantisme f&#233;minisme et lesbien en Bolivie, la lesbophobie int&#233;gr&#233;e), les extraits projet&#233;s ont &#233;t&#233; peu comment&#233;s. La projection semble cependant avoir facilit&#233; les t&#233;moignages personnels sur ce sujet, souvent tabou. Notre intervention de la veille sur l'analyse de cette repr&#233;sentation a peut &#234;tre permis aux participantes de s'approprier plus facilement le sujet. De plus, les lesbiennes participantes du colloque sur les 40 ans du mouvement avaient d&#233;j&#224; avanc&#233; leur r&#233;flexion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les principales id&#233;es &#233;voqu&#233;es durant l'atelier, nous avons retenu :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Repr&#233;sentation de l'argent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;L'argent&#034; se mat&#233;rialise de diff&#233;rentes mani&#232;res, sur le compte en banque, la r&#233;gularit&#233; des revenus (et donc le travail qui les procure) les propri&#233;t&#233;s immobili&#232;res. Pour des lesbiennes ayant de faibles revenus, un appartement est parfois le seul patrimoine (matrimoine ?), c'est une s&#233;curit&#233;, il repr&#233;sente la certitude de conserver un toit. Le fait d'&#234;tre propri&#233;taire ne doit donc pas &#234;tre consid&#233;r&#233; uniquement sous l'angle de capitalisation de richesses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La difficult&#233; &#224; monter &#233;conomiquement le projet d'habitats collectifs des lesbiennes &#226;g&#233;es met en avant l'importance de l'argent dans nos vies. Il semble difficile de d&#233;nier toute valeur &#224; l'argent dans la soci&#233;t&#233; actuelle. Si les lesbiennes veulent trouver une place dans la soci&#233;t&#233;, elles ont besoin d'argent pour construire leurs luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alternative de consommation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute consommation est un acte politique. Lorsque les conditions &#233;conomiques nous le permettent, ne pourrions-nous pas essayer de choisir par exemple entre produits &#233;quitables et produits &lt;i&gt;hard discount ?&lt;/i&gt; Il y a bien s&#251;r une multitude d'autres formes d'actions. On peut peser sur le monde par nos actes quotidiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque achat peut-il &#234;tre r&#233;fl&#233;chi en fonction de ses cons&#233;quences sociales et environnementales ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Est-ce un luxe de choisir les produits que l'on consomme ? La gal&#232;re impose souvent d'acheter les produits&#8230; les moins chers. Le message d' &#034;Oublier Cheyenne&#034;, est-il r&#233;aliste ? Lorsqu'on se retrouve brutalement dans la gal&#232;re, a-t-on automatiquement pour autant envie de rejeter la soci&#233;t&#233; de consommation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'important, c'est de disposer de r&#233;seaux de solidarit&#233;, mais cela n&#233;cessite d'avoir d&#233;j&#224; eu une p&#233;riode de vie assez tranquille pour tisser ces r&#233;seaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Logement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me du logement a &#233;t&#233; longuement &#233;voqu&#233; durant l'atelier. Le co&#251;t de location ou de l'achat &#233;tant de plus en plus important, surtout dans les grandes villes. Diff&#233;rents points de vue ou strat&#233;gies ont &#233;t&#233; abord&#233;s pour rendre possibles certaines formes de logement : l'habitat et/ou l'achat communautaire, la &lt;a class=&#034;ktg6us78hf8vdu7&#034; href=&#034;#&#034;&gt;&lt;a class=&#034;ktg6us78hf8vdu7&#034; href=&#034;#&#034;&gt;construction&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;, collective ou individuelle, d'habitations durables avec des mat&#233;riaux peu on&#233;reux (maison ou immeuble de paille par exemple).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H&#233;ritage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines lesbiennes n'ont pas de famille proche &#224; laquelle elles souhaitent l&#233;guer leur argent. Se pose alors la question de savoir &#224; qui l&#233;guer son patrimoine, petit ou gros. Certaines ont d&#233;j&#224; pr&#233;vu de laisser leur argent et leur fond documentaire &#224; des associations lesbiennes et/ou f&#233;ministes. D'autres, dans une relation de couple, aimeraient pouvoir choisir leur amante comme h&#233;riti&#232;re avec les m&#234;mes avantages fiscaux que les couples h&#233;t&#233;ro mari&#233;s. Cette id&#233;e ne pourrait-elle pas &#234;tre &#233;largie pour que l'on puisse l&#233;guer &#8211;sans droits de succession- &#224; qui on veut, amante, amie, ou groupe politique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une proposition a &#233;t&#233; faite pour cr&#233;er une fondation &#224; laquelle les lesbiennes pourraient l&#233;guer leur argent. Mais on peut s'interroger sur le fait que des lesbiennes cherchent &#224; qui l&#233;guer leur argent alors que dans le m&#234;me temps les groupes politiques lesbiens ferment tour &#224; tour, faute du soutien financier de la part de lesbiennes bien en vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les r&#233;alit&#233;s &#233;conomiques ne laissent visiblement que peu de place aux utopies lesbiennes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;bat Cin&#233;. debatcine@&lt;a class=&#034;ktg6us78hf8vdu7&#034; href=&#034;#&#034;&gt;&lt;a class=&#034;ktg6us78hf8vdu7&#034; href=&#034;#&#034;&gt;gmail.com&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Liste des films dont des extraits ont &#233;t&#233;s int&#233;gr&#233;s dans le montage de D&#233;bat Cin&#233; : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;DEBS&lt;/i&gt; de Angela Robinson&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;The L WORD&lt;/i&gt; (s&#233;rie)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Monster&lt;/i&gt; de Patty Jenkins&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ma m&#232;re pr&#233;f&#232;re les femmes&lt;/i&gt; de In&#233;s Par&#237;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Benzina&lt;/i&gt; de Monica Stambrini&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Fire&lt;/i&gt; de Deepa Mehta&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;I can't think straight&lt;/i&gt; de Shamim Sharif&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Amour Mortel&lt;/i&gt; de Damian Harris&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Sex revelation&lt;/i&gt; partie 1 de Anne Heche&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Tipping the velvet&lt;/i&gt; de Geoffrey Sax, tir&#233; du roman de Sarah &lt;a class=&#034;ktg6us78hf8vdu7&#034; href=&#034;#&#034;&gt;&lt;a class=&#034;ktg6us78hf8vdu7&#034; href=&#034;#&#034;&gt;Waters&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les filles du botaniste&lt;/i&gt; de Dai Sijie&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Better than chocolate&lt;/i&gt; de Anne Wheeler&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;The word unseen&lt;/i&gt; de Shamim Sharif&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Oublier Cheyenne&#034; de Val&#233;rie Minetto&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Archiver pour transmettre un atelier avec l'association ARCL</title>
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&lt;p&gt;Archiver pour transmettre &#8211; un atelier avec l'association Archives Recherches Cultures Lesbiennes (ARCL) Pr&#233;sentation et visite guid&#233;e des ARCL par Mich&#232;le avec d&#233;bat et r&#233;flexions collectives Retranscription et synth&#232;se par Lydie et Annette. La cr&#233;ation des ARCL &lt;br class='autobr' /&gt;
Le centre des Archives, Recherches, Cultures Lesbiennes a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en 1983 &#224; une &#233;poque o&#249; le milieu comme le mouvement lesbien &#233;tait en plein essor : des groupes, associations, lieux existaient &#224; Lille, Nantes, Nancy, Grenoble, Paris, Rennes, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://coordinationlesbienne.org/spip.php?rubrique43" rel="directory"&gt;Exp&#233;riences et r&#233;flexions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Archiver pour transmettre &#8211; un atelier avec l'association Archives Recherches Cultures Lesbiennes (ARCL)&lt;/h3&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;Pr&#233;sentation et visite guid&#233;e des ARCL par Mich&#232;le avec d&#233;bat et r&#233;flexions collectives Retranscription et synth&#232;se par Lydie et Annette.&lt;/i&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La cr&#233;ation des ARCL&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le centre des Archives, Recherches, Cultures Lesbiennes a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en 1983 &#224; une &#233;poque o&#249; le milieu comme le mouvement lesbien &#233;tait en plein essor : des groupes, associations, lieux existaient &#224; Lille, Nantes, Nancy, Grenoble, Paris, Rennes, Lyon, Toulouse, Marseille, Tour, Rouen, Besan&#231;on, dans une rupture plus ou moins totale avec le f&#233;minisme h&#233;t&#233;rosexuel comme avec le mouvement homosexuel mixte. Des journaux et revues lesbiennes fran&#231;aises et francophones &#233;taient publi&#233;s : &lt;i&gt;Lesbia, Espaces, l'Agendienne, Amazone d'hier, Lesbienne d'aujourd'hui&lt;/i&gt; ; au Qu&#233;bec, les &lt;i&gt;Lesbiannaires&lt;/i&gt; ; en Belgique, &lt;i&gt;CLIT 007&lt;/i&gt; en Suisse. Ces groupes avaient conscience de se projeter vers l'avenir. Ils avaient le d&#233;sir de r&#233;unir toutes les traces lesbiennes possibles ainsi que de se rendre visibles. Les ARCL se cr&#233;&#232;rent gr&#226;ce &#224; cette dynamique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le lieu&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Au d&#233;part, les ARCL occupaient un appartement qu'elles ont quitt&#233; en 1994, lorsque la propri&#233;taire a d&#233;cid&#233; de le r&#233;cup&#233;rer ; cela pour l'histoire mat&#233;rielle. Au plan politique, le collectif qui avait repris les Archives dans les ann&#233;es quatre-vingt-dix pensait qu'il fallait cr&#233;er un pont avec la Maison des Femmes de Paris (MDF), lieu f&#233;ministe et lesbien, m&#234;me s'il existait de gros tiraillements : il fallait absolument s'y installer, parce que les locaux n'y &#233;taient pas trop chers, et que cela donnait une visibilit&#233; lesbienne qui n'&#233;tait pas que conviviale. La Maison des Femmes avait eu une connotation lesbienne, mais un peu d&#233;grad&#233;e dans les ann&#233;es quatre vingt dix. Donc on s'est install&#233;es &#224; la MDF de Paris, d'abord cit&#233; Prost, puis dans le lieu actuel, rue de Charenton.&#034; (Mich&#232;le)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le fonctionnement de l'association&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;On tient une permanence chaque jeudi contre deux permanences auparavant, nous sommes toutes b&#233;n&#233;voles et avons par ailleurs un travail &#224; assurer en tant que salari&#233;es&#8230; &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La MDF est un lieu polyvalent : notre espace peut &#234;tre occup&#233; par les r&#233;unions d'autres groupes en dehors des permanences du jeudi soir, ou des consultations sur rendez-vous. Nous r&#233;pondons aux demandes envoy&#233;es par e-mails ou effectu&#233;es par t&#233;l&#233;phone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ARCL occupent une salle et une grande partie du sous-sol &#224; la MDF. Quand on nous a lou&#233; le lieu, ils voulaient nous interdire ce sous-sol, nous nous sommes battues pour le garder. Vous devez vous rendre compte que vous &#234;tes dans un lieu de r&#233;sistance, m&#234;me si &#231;a n'en a pas l'air comme &#231;a&#8230; On se bat pour tout, mais surtout pour ne pas voir le loyer augmenter de plus de 10 % par an, pour b&#233;n&#233;ficier de subventions, etc. Nous avons v&#233;cu pendant vingt ans en autogestion et en autosuffisance politique et ne b&#233;n&#233;ficions de subventions que depuis 4 ans mais elles sont amput&#233;es de 2000 Euros chaque ann&#233;e. Fonctionner sans subvention n'est plus possible : vous &#234;tes de plus en plus &#224; nous demander des services gratuits : vous arrivez ici, vous nous dites &#034;j'ai besoin de &#231;a&#034;, nous devons r&#233;pondre imm&#233;diatement &#8211;par e-mail si possible&#8211; et au bout de quelque temps, on ne vous revoit plus. Je caricature un tout petit peu, mais quand m&#234;me pas trop : on mange du culturel, on mange du politique, on mange de l'histoire lesbienne, on les dig&#232;re, puis on tire la chasse d'eau&#8230; Ce que l'on aimerait, gr&#226;ce &#224; une journ&#233;e comme aujourd'hui, c'est vraiment vous donner envie &#224; toutes d'aller fouiller dans les archives, d'y travailler, mais d'y travailler de mani&#232;re autogestionnaire. Vous &#234;tes dans un collectif qui est enti&#232;rement b&#233;n&#233;vole, vous pouvez travailler &#224; votre rythme, vous venez tous les mois, une, deux fois par mois, on s'en moque, du moment que l'on sait que vous allez travailler sur une bo&#238;te, dix bo&#238;tes, les CD, les centaines de tee-shirts, les photos&#8230; Mais on sait que du d&#233;but &#224; la fin vous allez bosser dessus, &#224; votre rythme et que vous allez en faire un produit fini, comme le travail sur la chronologie, les num&#233;risations des textes ou des photos&#8230; &#034; (Mich&#232;le)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La politique d'archivage des ARCL&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Au d&#233;part, le premier collectif des ARCL dans les ann&#233;es quatre-vingt s'appelait les Feuilles vives : elles avaient d&#233;cid&#233; de r&#233;unir uniquement les archives du mouvement radical ; puis il y eut de grands d&#233;bats et des clashs et celles qui sont rest&#233;es ont d&#233;cid&#233; d'ouvrir &#224; tout le mouvement lesbien, &#224; tous les courants nationaux et internationaux du mouvement. Les dons ont commenc&#233; &#224; affluer : des documents personnels, des documents de groupes qui p&#233;riclitaient, etc. et donc on a des documents qui datent des ann&#233;es cinquante &#8211; avec &lt;i&gt;Arcadie&lt;/i&gt; &#8211;mais aussi des livres rares, et &#233;norm&#233;ment de ce que l'on appelle la litt&#233;rature &#034;grise&#034;&#8211; bulletins, tracts&#8230; Tr&#232;s vite on s'est aper&#231;ues qu'on ne pouvait pas dissocier mouvements f&#233;ministes et mouvements lesbiens (et mouvements homos mixtes) et il est &#233;vident que nous avons ici un certain nombre de journaux gais (&lt;i&gt;Gai Pied&lt;/i&gt; par exemple), o&#249; certaines lesbiennes ont pu &#233;crire &#8211;m&#234;me si on a d&#233;cid&#233; tr&#232;s vite en arrivant ici dans les ann&#233;es quatre-vingt-dix de ne plus acqu&#233;rir du tout de journaux gais, car il n'y avait plus le c&#244;t&#233; politique pr&#233;sent &#224; &lt;i&gt;Homophonie&lt;/i&gt; &#224; l'&#233;poque&#034; (Mich&#232;le)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le fonds&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Le fonds est constitu&#233; de dons et d'achats, de tendance f&#233;ministe, politique ou radicale, avec au moins huit &#224; dix langues repr&#233;sent&#233;es&#8230; On y trouve des romans, essais, po&#233;sie, bandes dessin&#233;es, th&#232;ses, livres d'art, des centaines de revues anciennes ou actuelles de diff&#233;rents pays, des milliers de documents de litt&#233;rature &#034;grise&#034;, class&#233;s par ann&#233;es et, ou par th&#232;mes, de nombreux dossiers th&#233;matiques compos&#233;s de coupures de presse, tracts, affiches, badges, t-shirts, banderoles de manifestions, une cinquantaine de th&#232;ses ou m&#233;moires, plus de trois cents vid&#233;os, fictions et documentaires, des centaines d'affiches culturelles, politiques, des centaines de photos de manifestations. Il int&#232;gre les fonds de plusieurs militantes d&#233;c&#233;d&#233;es. Nous r&#233;alisons aussi des expositions : la derni&#232;re en date autour du 8 mars a circul&#233; dans plusieurs mairies d'arrondissement (XIXe, XXe)&#8230; qui ne s'attendent pas toujours au contenu ! Nous avons diff&#233;rentes expositions d&#233;j&#224; pr&#234;tes (photos, beaucoup de repros de Catherine Deudon, revues, affiches) que vous pouvez emprunter, ou louer. &#187; (Mich&#232;le)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La visibilit&#233; et l'exploitation du fonds&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Le livre que nous avons &#233;dit&#233; l'an pass&#233; sur l'histoire des revues lesbiennes et f&#233;ministes, et, avant cela, tout le travail sur les cartes postales avaient le m&#234;me objectif : vous montrer toute cette production lesbienne, visibiliser notre fonds pour donner envie de plonger dans ces centaines de livres, de revues&#8230; Ce livre constitue un inventaire unique des revues, journaux, petits bulletin : le premier bulletin lesbien de 1974, &#233;crit &#224; la main, ron&#233;otyp&#233; ; le premier &#233;dito, quinze interviews d'actrices de l'&#233;poque&#8230; &#231;a n'est qu'un d&#233;but ! Moi je r&#234;verais que vous alliez retrouver toutes les filles qui ont &#233;t&#233; interview&#233;es pour en savoir plus ; ou bien, que la totalit&#233; du magazine &lt;i&gt;Quand les femmes s'aiment&lt;/i&gt; soit scann&#233; par exemple.&#034; (Mich&#232;le)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Le documentaire vid&#233;o sur le mouvement des lesbiennes qui a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; lors des ateliers, a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; &#224; partir d'images qui proviennent du fonds des Archives et du fonds de la TGTL (Tr&#232;s grande t&#233;l&#233;vision lesbienne) qui, pendant 6 ans jusqu'en l'an 2000, a diffus&#233; tous les six mois, sous forme de cassette VHS, le journal des actualit&#233;s lesbiennes vendu en librairie ou montr&#233; &#224; l'espace TGTL pendant le festival &lt;i&gt;Quand les lesbiennes se font du cin&#233;ma.&lt;/i&gt; En explorant avec Annette le stock des 300 vid&#233;os des archives, nous avons d&#233;couvert des raret&#233;s : les images de la cr&#233;ation de la CLF en 1996 par exemple ou la vid&#233;o intitul&#233;e &lt;i&gt;Interprojet lesbien&lt;/i&gt; de 1981 dont la r&#233;alisatrice, Barbara Wolman, avait totalement perdu la trace&#034;. (Marie-Jos&#232;phe)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La transmission de la m&#233;moire lesbienne : l'exp&#233;rience des ARCL&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s les ann&#233;es quatre-vingt, les mouvements lesbiens se sont pr&#233;occup&#233;s de transmission : &#034;il faut t&#233;moigner de ce qu'on est en train de vivre, les documents s'accumulent, il faut absolument en faire quelque chose, les garder, les transmettre, etc.&#034;. De nombreuses archives lesbiennes se sont cr&#233;&#233;es un peu partout en Europe. &#192; Paris, le local mis &#224; notre disposition est le plus grand que nous ayons jamais eu (m&#234;me s'il est beaucoup trop petit en r&#233;alit&#233;) entre les salles d'archives, les espaces polyvalents de la MDF et la salle de projection. Voil&#224; pour l'existant. Les questions qui se posent aujourd'hui : comment ouvrir le collectif &#224; des groupes de travail ? Comment archiver des documents qui sont de plus en plus virtuels ? Comment faire rayonner les Archives ? Il existe des postures diff&#233;rentes &#224; ce sujet. Claudie Lesselier, l'une des cr&#233;atrices, estime que l'on doit tout diffuser, tout mettre sur le Net, on doit ouvrir tous les documents &#224; tous et toutes, parce que de toute mani&#232;re, il y aura toujours moyen d'aller les chercher, donc autant que ce soit par notre interm&#233;diaire. Notre posture &#224; nous est tout simplement pragmatique : comment conserver les documents en s'affranchissant du papier car nous disposons en effet de moins en moins de place, mais c'est un travail &#233;norme. Voil&#224; pour la pratique. Pour l'&#233;thique, une question se pose : de quelle fa&#231;on continuer &#224; faire fonctionner des archives avec de jeunes g&#233;n&#233;rations de lesbiennes, et de chercheuses en g&#233;n&#233;ral qui veulent aller tr&#232;s vite, veulent que tout leur arrive&#8230; ? Quelles sources conserver, comment aller les chercher, o&#249; trouver les bonnes sources ? Derni&#232;re probl&#233;matique : les sous. Les Archives Lesbiennes sont subventionn&#233;es, peut-&#234;tre pas pour tr&#232;s longtemps ; on s'est battues contre le projet du centre d'archives gaies et lesbiennes, parce qu'on voulait rester ind&#233;pendantes et dans la non-mixit&#233;, mais &lt;i&gt;quid&lt;/i&gt; aussi &#224; ce sujet ? Voici quelques questions que l'on peut se poser&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La transmission, c'est aussi de l&#224; o&#249; on transmet : on est en 2010, on n'a plus les m&#234;mes utopies que dans les ann&#233;es quatre-vingt, et on est dans une p&#233;riode o&#249; le r&#233;seau lesbien &#8211; ce n'est plus un mouvement lesbien pour moi, mais un r&#233;seau &#8211; est un r&#233;seau aussi homo, &lt;i&gt;queer&lt;/i&gt;&#8230; Les archives sont vraiment ouvertes &#224; toutes ! On est un centre d'archives, on n'est pas un groupe politique : on a toutes des postures tr&#232;s diff&#233;rentes dans le collectif, mais l&#224; o&#249; l'on se retrouve, c'est la non-mixit&#233;, l'associatif, le b&#233;n&#233;volat, vouloir transmettre, mais vouloir garder aussi, vouloir conserver, rayonner : dans quelles conditions ?&#034; (Mich&#232;le)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;J'ai fait partie du premier groupe des Archives ici &#224; Paris, dans l'appartement o&#249; il y avait m&#234;me un espace caf&#233; tr&#232;s pratique pour se retrouver. J'ai aussi fait partie des Femminaires, devenues les Lesbiannaires en Belgique. Depuis cette &#233;poque, vous avez vraiment enrichi le fonds au point d'&#234;tre comparables aux archives de New York je pense. C'est important &#224; souligner. J'en viens &#224; une question pratique : que faire des doublons ? Moi j'en ai plein&#8230; C'est vrai qu'on n'avait pas l'habitude de se poser ce genre de questions, on &#233;tait tellement dans l'action&#8230; Par exemple, ce que je vais vous donner, je vais vous le donner sous forme de Cd-rom, compl&#233;t&#233; de quelques pi&#232;ces mat&#233;rielles, mais ce type de support va mal vieillir, il faudra veiller &#224; transf&#233;rer ces donn&#233;es sur d'autres supports tout en gardant les originaux le plus longtemps possible. Plus on multiplie notre m&#233;moire, plus elle aura de chance de subsister : prenons l'exemple de Sappho : l'&#238;le a subi des d&#233;sastres et &#224; pr&#233;sent il ne reste que des fragments de ses &#233;crits &#8230; ? Soi-m&#234;me, on ne se voit pas du tout comme personnage historique, mais &#224; un moment donn&#233;, on se dit que cela devient important, d'autant qu'il y a une vraie demande. Et pour les d&#233;p&#244;ts d'archives, comment proc&#233;der ? Doit-on vous adresser une liste de ce que l'on a pour vous permettre de choisir ?&#034; (Marianne)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Archiver : quoi ? O&#249; ? Par qui ? Et pour qui ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ARCL se sont constitu&#233;es dans le but de rassembler et d'archiver des documents militants, introuvables dans les centres de documentation ou de biblioth&#232;ques publiques ou universitaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, elles ne sont de loin pas le seul lieu o&#249; trouver des ressources et fonds d'archives. De fait, la m&#233;moire militante lesbienne est tr&#232;s &#233;clat&#233;e. Beaucoup de fonds d'archives de groupes et d'associations sont gard&#233;s par et chez des individues, militantes ou anciennes militantes. Qui dit &#034;archiver&#034; &#233;voque imm&#233;diatement un certain nombre de questions comme &#034;qu'est-ce qu'on doit archiver, o&#249; archiver ? Par qui ? Pour qui ?&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ces points, les ARCL peuvent d&#233;finir leur politique, mais elles sont confront&#233;es aux pratiques et politiques des diff&#233;rentes associations et groupes susceptibles d'alimenter la m&#233;moire lesbienne conserv&#233;e aux archives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les archives de la Barbare, par exemple, ont &#233;t&#233; pour une partie d&#233;pos&#233;e aux ARCL et pour une autre conserv&#233;e chez des anciennes du groupe. Pour pr&#233;parer le colloque &#034;Mouvement des lesbiennes, lesbiennes en mouvement&#034;, des ex-Barbares sont venues consulter leurs archives aux ARCL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;En tant que membre de l'ex groupe de La Barbare, nous sommes confront&#233;es &#224; la question du sort de nos archives. Une partie de nos archives est arriv&#233;e ici, mais le reste a &#233;t&#233; conserv&#233; chez l'une d'entre nous parce qu'il avait &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; en AG que ces &#233;l&#233;ments ne devaient pas &#234;tre divulgu&#233;s aux universitaires. On a eu du mal &#224; retrouver cette partie-l&#224;, car on ne savait pas qui la d&#233;tenait&#8230; Quant &#224; cette d&#233;cision de non divulgation aux chercheuses prises en AG &#224; l'&#233;poque, comment fait-on aujourd'hui pour revenir sur cette d&#233;cision, pour en d&#233;battre alors que le groupe s'est morcel&#233; ? C'est une vraie question. Comment garde-t-on le contr&#244;le sur les slogans Lesbiennes Rage ? Comment fait-on pour qu'ils ne deviennent pas des slogans &lt;i&gt;queer&lt;/i&gt; ? C'est arriv&#233; en Allemagne o&#249; des banderoles f&#233;ministes ont &#233;t&#233; d&#233;tourn&#233;es d'une ann&#233;e &#224; l'autre pour devenir des banderoles transgenres&#8230; Il s'agit l&#224; d'une transformation de l'histoire, &#231;a change tout&#8230; &#034; (Esther et Natasha)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Les ARCL sont un havre pour nos archives. &#192; mon avis, elles doivent &#234;tre ici. Adviendra ce qui adviendra, mais elles ne peuvent pas &#234;tre ailleurs qu'ici. Par ailleurs, je conserve chez moi les copies de visionnement des six cents films du festival &#8216;'Quand les lesbiennes se font du cin&#233;ma'' (Cineffable). C'est ahurissant que ces films soient chez une seule personne, dans son grenier, et que personne d'autre ne puisse les consulter. Mais en plus, Cineffable accepte que ses archives soient consult&#233;es par des hommes et si ces archives venaient ici, ce ne serait pas possible.&#034; (Natasha)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Diffuser&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'archivage des diff&#233;rents supports, et notamment des supports audiovisuels, pose aussi la question des droits d'auteures et du copyright. En effet, l'archivage est au final &#233;troitement li&#233; &#224; la diffusion. Mais l'histoire a montr&#233; qu'un archivage r&#233;ussi, c'est-&#224;-dire qui garanti la transmission aux g&#233;n&#233;rations suivantes, n&#233;cessite que les documents et informations soient largement diss&#233;min&#233;s et diffus&#233;s. Une large diffusion et une libre circulation sont indispensables pour garantir une transmission de la m&#233;moire lesbienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci est en tout cas la logique qui a &#233;t&#233; choisie par le mouvement &lt;i&gt;queer&lt;/i&gt; qui propage ses id&#233;es tr&#232;s largement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#233;vident qu'une diffusion des textes, id&#233;es et slogans f&#233;ministes et lesbiens entra&#238;ne le risque de r&#233;cup&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Apr&#232;s la marche de nuit que nous avions organis&#233;e en 2009, nos documents ont &#233;t&#233; r&#233;cup&#233;r&#233;s, presque mot pour mot sans m&#234;me nous en parler&#8230; On aurait peut-&#234;tre &#233;t&#233; d'accord, on aurait au moins discut&#233;, mais sans rien dire, nos slogans ont &#233;t&#233; r&#233;cup&#233;r&#233;s juste en rajoutant, au lieu de &#8220;lesbiennes f&#233;ministes&#8221;, &#8220;trans-pd-gouines&#8221;. Donc nos mots, nos &#233;nergies ont &#233;t&#233; r&#233;cup&#233;r&#233;s et transform&#233;s&#8230; &#034; (Esther)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette probl&#233;matique de la &#8220;r&#233;cup&#233;ration&#8221; n'est pas une probl&#233;matique d'archivage ou de transmission, mais de signature et de revendication de la parent&#233;, comme le signale Marie-Jos&#232;phe :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Publions, diffusons nous-m&#234;mes nos textes. Signons, mettons nos noms sur nos papiers, nos tracts, tout. C'est une question de vitesse. Il faut couvrir le terrain, &#234;tre pr&#233;sentes, il faut y aller&#8230; &#034; (Marie-Jos&#232;phe).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Transmettre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Archiver est une fa&#231;on de garder la m&#233;moire qui n'est pas visible de premier abord. Dans la m&#233;moire du mouvement lesbien et f&#233;ministe, ce qui est davantage per&#231;u est ce qui a &#233;t&#233; produit par les historiennes et transmis dans l'historiographie mais peut appara&#238;tre, aux militantes et actrices du mouvement, en net d&#233;calage avec la r&#233;alit&#233; v&#233;cue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Des changements se glissent dans la transmission de l'histoire. On n'est pas encore enterr&#233;es que la transformation a d&#233;j&#224; lieu, l'histoire r&#233;cente est modifi&#233;e. Comme si on nous enterrait vives ! On refait d&#233;j&#224; notre histoire, ce que j'ai v&#233;cu plusieurs fois. La pens&#233;e lesbienne est collective. Quand on archive des tracts, des &lt;i&gt;flyers&lt;/i&gt;, des produits de la pens&#233;e collective, on les fixe : on met une date. On montre ce qui a &#233;t&#233; dit et pens&#233;&#8230; Mais il manque dans les archives l'histoire des activistes ce qui permettrait aussi de la fixer et de limiter les d&#233;formations ult&#233;rieures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La transmission se fait par celles qui ont le temps et les moyens de le faire, qui sont institutionnalis&#233;es, c'est-&#224;-dire les universitaires. Les activistes quant &#224; elles n'en ont pas le temps, car elles sont dans l'action. Or, la pens&#233;e lesbienne radicale est une &#233;manation d'une pens&#233;e collective.&#034; (Marianne)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les colloques la question de la l&#233;gitimit&#233; des intervenantes peut se poser. Dans quelle mesure par exemple est-il l&#233;gitime d'intervenir au nom d'un collectif ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Les colloques de la CLF laissent toujours beaucoup de place aux collectifs et aux militantes. Le colloque, parce qu'il contraint &#224; s'exprimer, est un moyen de donner aux militantes un espace et du temps pour la r&#233;flexion. C'est un moment de bilan, qui fait prendre du recul par rapport au temps de l'action. R&#233;fl&#233;chir sur quarante ans de mouvement, c'est se nourrir.&#034; (Marie-Jos&#232;phe)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Et on se r&#233;concilie aussi. C'est notre cas pour la Barbare. Alors que la fin de fa Barbare fut une vraie trag&#233;die, ce colloque nous a permis aussi de dig&#233;rer cette trag&#233;die et de nous r&#233;concilier. Pouvoir rouvrir les cartons sereinement et de se dire qu'on les ouvre pour donner et pour transmettre.&#034; (Natasha)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Sur la question du r&#244;le des universitaires, je me sens concern&#233;e, car je suis doctorante et aussi militante. Ce cas de figure existe et il faut faire avec. Je pense qu'il est important de porter l'attention sur la fa&#231;on dont on cr&#233;&#233; nos textes. J'ai mes propres id&#233;es, donc je suis capable de r&#233;fl&#233;chir, de concevoir et de produire. Mais je suis d'accord que des r&#233;cup&#233;rations et manques de citations des sources existent et que des universitaires utilisent et exploitent la pens&#233;e militante sans la citer et attribuer correctement ses origines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il ne faut pas g&#233;n&#233;raliser. Produire au sein de l'institution peut aussi constituer une fa&#231;on de lutter. Et cela peut se faire sans &#234;tre d&#233;connect&#233;e du terrain et du militantisme. Il ne faut pas tomber dans le pi&#232;ge de s&#233;parer nos forces. Il y a des moyens de produire un savoir qui peut &#234;tre militant.&#034; (Salima)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Mais il ne faut pas oublier aussi que dans 99 % des travaux et publications institutionnalis&#233;es, il y a censure et autocensure. Que cela vienne de l'ext&#233;rieur, qu'on vous dise &#8220;vous pouvez publier, mais vous retirez &#231;a&#8221; ou que la personne se dise &#8220;si je mets cela, je peux faire une croix sur ma carri&#232;re&#8221;. Des pr&#233;tendues grandes penseuses du mouvement lesbien me l'ont dit personnellement. &#8220;Tu sais, j'arr&#234;te mon analyse l&#224;. Plus loin, jamais&#8221;. Elle a sa carri&#232;re, elle est pay&#233;e, invit&#233;e partout et elle s'est inspir&#233;e des documents et &#233;crits, dont mon m&#233;moire, mais elle ne les a jamais cit&#233;s&#8230;&#034; (Marianne)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le r&#244;le des ARCL dans ce processus d'archivage, de diffusion et de transmission&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous ressentons aujourd'hui un vent nouveau. Celles qui viennent consulter les archives pour des recherches universitaires sont tr&#232;s souvent aussi des militantes. Il y en a de plus en plus. Mais il y a eu un moment de creux de vague depuis le d&#233;but des ARCL o&#249; les archives &#233;taient tr&#232;s peu utilis&#233;es par les universitaires, on n'en parlait m&#234;me pas. Dans les ann&#233;es 1995, j'ai entendu dire par des universitaires &#8220;Ah, les archives lesbiennes existent ?&#8221;. C'est quand m&#234;me terrifiant. Les militantes venaient surtout travailler sur le fonds culturel, cin&#233;ma, affiches&#8230; Aujourd'hui, j'ai l'impression que les universitaires et chercheuses rayonnent beaucoup plus dans leurs recherches et les archives &#224; travers elles. Les ARCL souhaitent que tous les mat&#233;riels soient utilis&#233;s mais, en tant que centre d'archives, nous ne disposons d'aucun contr&#244;le sur l'utilisation qui en est faite.&#034; (Mich&#232;le)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un exemple d'archivage, de diffusion et de transmission en r&#233;seau : le wikilesbien&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Un groupe de travail a commenc&#233; &#224; &#233;laborer une &#034;chronologie lesbienne&#034;. Il &#233;pluche syst&#233;matiquement toutes les publications lesbiennes, &lt;i&gt;Lesbia, Quand les femmes s'aiment, D&#233;sormais&lt;/i&gt; etc. pour recueillir ce que nous identifions comme des donn&#233;es de base : la cr&#233;ation d'un groupe, la publication d'une nouvelle revue, un &#233;v&#232;nement, une action, une rencontre, l'ouverture d'un lieu etc. On s'aper&#231;oit que &lt;i&gt;Lesbia&lt;/i&gt; est une source merveilleuse d'information, mais tr&#232;s fragmentaire sur les r&#233;gions. L'id&#233;e est donc que les militantes qui sont &#224; l'origine des &#233;v&#233;nements compl&#232;tent directement notre base de donn&#233;es avec les informations qu'elles sont souvent les seules &#224; d&#233;tenir. Pour y parvenir, nous envisageons de mettre en place un outil collaboratif de gestion de contenu, utilisable via Interne, qui pourrait &#234;tre une sorte de wiki lesbien. On est en train de chercher l'outil qui permettra ce travail collaboratif. La collaboration a d&#233;j&#224; commenc&#233;, on nous fournit les informations manquantes et, petit &#224; petit, ce petit projet va se d&#233;velopper et grandir.&#034; (Marie-Jos&#232;phe)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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